Titres & autorisations

Le rôle de l'OFII dans le recrutement des salariés étrangers

OFII, préfecture, ANEF, consulat et DGFiP : qui intervient dans le recrutement et l’intégration d’un salarié étranger ? Les rôles à distinguer.

OFII, préfecture, ANEF, consulat : ces noms reviennent au fil d’un recrutement international, mais ils ne désignent pas le même interlocuteur. Identifier le bon service permet de comprendre où en est le dossier et à qui adresser une demande.

L’Office français de l’immigration et de l’intégration intervient notamment dans l’accueil et l’intégration des étrangers concernés, ainsi que dans des procédures particulières comme certains échanges de jeunes professionnels. Il n’est pas le guichet général de toutes les démarches d’embauche.

Informations vérifiées le 17 septembre 2026. Le circuit dépend du titre sollicité et, pour les échanges de jeunes professionnels, de l’accord applicable.

L’autorisation de travail : identifier le circuit du dossier

Dans le parcours salarié de droit commun, lorsqu’une autorisation est nécessaire, l’employeur ou son mandataire dépose la demande en ligne sur le téléservice national. La décision relève de l’autorité administrative compétente, sous l’autorité préfectorale.

Il n’est donc pas exact de présenter l’OFII comme le service qui accorde toutes les autorisations de travail. Il serait également trompeur d’envoyer systématiquement chaque dossier à une DREETS régionale selon l’ancien circuit.

L’ANEF est un ensemble de services numériques pour les démarches des étrangers. Le portail utilisé pour déposer ou suivre un dossier ne doit pas être confondu avec l’autorité chargée de prendre la décision.

Certains titres ouvrent par ailleurs un droit au travail sans demande distincte d’autorisation. Le parcours doit être identifié avant de choisir le téléservice.

Le rôle particulier de l’OFII pour les jeunes professionnels

Les accords d’échanges de jeunes professionnels permettent, sous conditions, d’acquérir une expérience professionnelle en France. Les nationalités concernées, limites d’âge, durées et autres critères dépendent de l’accord : une règle unique « 18 à 35 ans, pendant 12 à 18 mois » ne convient pas à tous les dossiers.

France-Visas prévoit pour ce parcours un dépôt auprès de la direction de l’OFII ou de sa représentation dans le pays concerné, avec la demande d’autorisation de travail transmise par l’employeur. Le dossier complet est ensuite transmis au consulat pour l’examen du visa.

L’OFII assure ainsi une coordination spécifique, mais le visa reste une décision consulaire. La présence d’un interlocuteur central ne signifie pas que toutes les décisions sont prises par un seul organisme.

Après l’arrivée : le contrat d’intégration républicaine

Le contrat d’intégration républicaine, ou CIR, concerne les étrangers admis au séjour qui entrent dans son champ. L’OFII organise un entretien et les étapes du parcours d’intégration.

La signature n’est pas obligatoire pour tous les salariés étrangers. Des catégories sont exclues ou dispensées, notamment les titulaires de cartes « talent » et « talent famille », ainsi que certaines personnes ayant étudié en France.

Pour les personnes concernées, le parcours comprend une formation civique et, selon leur situation, une formation linguistique. Les obligations prescrites doivent être distinguées des conditions de langue et d’examen applicables à la demande d’un futur titre.

Le collaborateur conserve les convocations et justificatifs utiles. Côté entreprise, identifiez avec lui les rendez-vous susceptibles d’avoir une incidence sur l’organisation du travail.

La validation du VLS-TS se fait en ligne

Le visa de long séjour valant titre de séjour doit être validé sur l’ANEF dans les trois mois suivant l’arrivée en France. Attendre une convocation de l’OFII ne remplace pas cette démarche.

La mention du visa doit être relue : un visa demandant de solliciter une carte de séjour à l’arrivée suit une autre formalité. La checklist d’arrivée d’un salarié étranger détaille ces étapes.

La santé au travail reste une démarche distincte

Une convocation administrative ou médicale liée au séjour ne dispense pas l’employeur d’organiser le suivi par le service de prévention et de santé au travail. Les objectifs et les justificatifs ne sont pas les mêmes.

Dans le cas général, la visite d’information et de prévention intervient dans les trois mois de la prise de poste. Certaines situations imposent une visite avant l’affectation ou un suivi particulier. L’employeur doit vérifier les règles applicables au poste, indépendamment du calendrier des démarches de séjour.

La taxe employeur relève de la DGFiP

L’expression « taxe OFII » est encore employée, mais la gestion et le recouvrement de la taxe employeur concernée ont été transférés à la DGFiP depuis le 1er janvier 2023.

Vérifiez d’abord si le recrutement entre dans son champ, puis les modalités de déclaration correspondant à l’entreprise. Notre guide des coûts d’une demande d’autorisation de travail reprend les principaux cas.

Qui contacter pour quelle question ?

  • Demande de visa : les autorités consulaires, selon les modalités de France-Visas.
  • Demande de titre de séjour : le service préfectoral compétent, par le canal prévu pour la démarche.
  • Autorisation de travail de droit commun : le service chargé du dossier déposé sur le téléservice national.
  • Parcours CIR ou échange de jeunes professionnels concerné : l’OFII ou sa représentation compétente.
  • Taxe employeur : la DGFiP.
  • Suivi de santé au travail : le service de prévention et de santé au travail de l’entreprise.

Pour une relance, préparez la référence du dossier, la démarche concernée, la date du dépôt et le dernier message reçu. Cela permet de poser une question précise au service qui suit réellement la demande.

Chez Izypaper, nous aidons les entreprises et leurs collaborateurs internationaux à comprendre ces démarches et à organiser leur suivi. Chaque dossier mérite un parcours identifié, avec des interlocuteurs et des étapes compréhensibles.

Références consultées : France-Visas, échanges de jeunes professionnels et visas de long séjour ; Service Public, autorisation de travail, contrat d’intégration républicaine et visite d’information et de prévention ; DGFiP, taxe due par les employeurs de main-d’œuvre étrangère. Les dispositions sur l’emploi des travailleurs étrangers relèvent du Code du travail, notamment ses articles L.5221-1 et suivants.

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L'équipe Izypaper réunit juristes et spécialistes de la mobilité internationale : titres de séjour, autorisations de travail, Passeport-Talent, changements de statut. Nos articles sont rédigés et vérifiés sous la supervision de Cécile Amiah, fondatrice d'Izypaper.